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logo CARNETS de ROUTE - 15ème Voyage - 7 Octobre 2013 - 1 Novembre 2013

sable

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Un voyage imprévu mais un voyage plein de promesses dans la mesure où à l'heure où j'écris, j'ai la conviction qu'il va se poursuivre au delà des trois semaines passées au Sénégal. A travers ces quelques lignes voici ...l'essentiel de ce 15ème voyage.

Sur l'invitation de Patrick H. je décide précipitamment de l'accompagner vers le Sénégal avec sa voiture. Soit 5435 kms à parcourir d'Avignon à Mbour.
Benoît R. son copain de travail, nous accompagne également. Nous partageons ainsi le volant de la " Logan " pendant les neuf jours que dure ce voyage. Sans problème mécanique, par étapes de 600 à 700 kms et à condition de faire abstraction du passage aux frontières Maroc Mauritanie et Mauritanie Sénégal, l'ensemble du trajet se passe bien. Les 24 arrêts des policiers marocains ou mauritaniens sont déjà oubliés. Cependant les formalités au passage de Rosso, frontière Mauritano/Sénégalaise, sont longues et pénibles car nous les passons sous une forte canicule. A Rosso, l'intervention d'Abdoulaye Yade, mon Grand, arrange les choses. La police de frontières est décidée en cette veille de la tabaski de faire des heures supplémentaires...ou du zèle... je les soupçonne, excusez moi, de chercher à payer le mouton qu'ils n'ont pas pu encore acheter. Difficile de résister...
Ce n'est qu'à 21heures, après 9heures d'attente et de démarches que nous poursuivons la route vers Saint Louis où nous attend un ami de Patrick pour passer la dernière nuit ensemble.
Surprise..., la famille d'accueil, fête le mariage du deuxième fils et c'est donc tard dans la nuit que nous nous reposons enfin. La terrasse sur le toit nous sert de chambre. A la belle étoile, en compagnie des moustiques et du muezzin qui dès 5heures lance comme tous les matins l'appel à la prière....la nuit fut courte...
Lever donc très tôt, nous faisons un détour par la langue de barbarie, que Benoit ne connait pas, avant de poursuivre vers Thiès où nous attend Abdou. C'est là que je donne congé à Patrick et Benoît.
Invité par Abdou à fêter la Tabaski, je passe la journée entouré de sa grande famille, son épouse, ses sept enfants, ses deux belles filles et sa première petite fille.

Beaucoup de souvenirs, des images gravées dans ma tête mais aussi sur la carte mémoire de mon appareil photo. Ils retracent les faits marquants de ce quinzième épisode. Je retiens déjà plusieurs événements et je citerai avant tout l'accueil (les arrêts) trop fréquents de la police marocaine et surtout mauritanienne, la variété des paysages certes désertiques mais tellement exotiques, perçus tout au long du trajet, la gastro-intestinale de Patrick et de moi même, pas facile à maîtriser en voyage, certainement due au repas pris dans un campement marocain…, le pain de singe salvateur...que j'avais emporté au cas où ...enfin, l'accident d'une R18 des années 80 trop vieille, trop chargée, des bagages trop volumineux posés sur la galerie et les tonneaux qu'elle effectua devant nous avant de s'arrêter dans un nuage de poussière ... Les voyageurs d'un car auquel je fais de grands signes pour s'arrêter, vont secourir aussitôt les occupants du véhicule. La suite de ce drame je ne la connais pas, trop de monde autour du véhicule prêt à porter les premiers secours, nous incite à repartir. Au contrôle de police qui suit nous signalons l'accident et quelques kms après nous croisons une ambulance et sa sirène reconnaissante...
Je reviens à présent sur le Sénégal et sur les faits marquants de ce voyage éclair.
Pour ce qui est déjà en place, l'ensemble des activités se poursuit normalement…à la sénégalaise…parfois, mais pleines de promesses.
Une ombre cependant au tableau concerne les inscriptions des élèves à l'ISEM. Elles ne sont pas légions et pour cause, les frais de la Tabaski (moutons, habits, etc…) freinent à présent les parents à inscrire leurs enfants par manque de moyens…Nous espérons rattraper le retard en novembre…

Pour ce qui concerne le projet du complexe sanitaire, nous rentrons maintenant semble-t-il, dans une phase de concrétisation.
Mr D. que nous avons rencontré à Avignon, après l'assemblée générale, nous confirme les avancées. Pour nous verser un premier acompte et valoriser ainsi la parcelle, j'ouvre ainsi un compte à la BOA à Mbour. Ce virement nous permettra d'engager les travaux de terrassement des 7000m2 du complexe. Je lance l'appel d'offre et je choisis un entrepreneur en TP pour le déblaiement et le nivelage du terrain toujours occupé cependant par trois familles. Ce constat démontre les difficultés de la Mairie de Mbour à se faire entendre vis à vis des familles qui squattent le terrain.
Ensuite je reprends contact avec l'architecte avec lequel nous travaillons sur les plans définitifs. Ces derniers sont indispensables pour l'obtention du permis de construire. Les démarches avec le cadastre, facilitées par la conseillère municipale à la santé de Mbour, sont arrivées à termes et je laisse le soin à Abdou de poursuivre celles qui concernent les Domaines et la Sécurité (les pompiers).
Je contacte également une entreprise susceptible d'effectuer les grands travaux dans un délai imposé par nos bailleurs. Je signale que le financier Mr L'E. m'a fait parvenir un courriel comprenant 29 questions auxquelles j'ai répondu avec l'aide de François et d'Abdou. L'une d'entre elles fait état d'un délai d'un an pour la réalisation de l'ensemble des travaux, ce à quoi je réponds que la saison dite d'hivernage risque fort de perturber les travaux et qu'un délai de 15 mois est plus raisonnable.
Tout cela pour vous dire que je repars ce jour 1er novembre avec beaucoup d'espoir et que mon prochain séjour engagera certainement la suite des opérations. Certes les difficultés et obstacles ne manqueront pas de surgir mais la volonté de poursuivre et d'atteindre le but fixé m'aidera à ne pas flancher.
En arrivant, une grosse tâche m'attend avec le sixième container. Certes je ne suis pas tout seul et je sais que je peux compter sur toutes les bonnes volontés qui m'ont déjà soutenu pour les cinq précédents.
Autre événement avant mon départ du Sénégal, je me suis rendu avec Abdou à Dakar déposer le dossier d'exonération auprès du ministère de la santé; J'espère l'obtenir comme pour les précédents avec l'aide de Boubacar notre transitaire attitré à présent.
Le même jour nous avions pris rdv auprès de la PNA (pharmacie nationale d'approvisionnement en remèdes) pour rencontrer la direction. En effet depuis quelques semaines la responsable du secteur de Thiès nous coupe le robinet des médicaments pour cause inexplicable à nos yeux. Dans un pays qui se trouve en réelle difficulté sanitaire, comment faire entendre raison à un responsable que l'activité au dispensaire Jo est une activité humanitaire...sans bénéfice outrageant ; la discussion est longue et difficile et surtout semble inutile…Cependant deux jours après cette rencontre, le même médecin nous téléphone que nous pouvons continuer à nous approvisionner à la PR A (régionale) en attendant les résultats de l'enquête....peur du scandale que nous sommes prêts à assumer Abdou et moi , ou prise de conscience ...Allah seul le sait…
C'est ainsi que je repars le 1er novembre, satisfait du déroulement des événements et heureux de retrouver dans ces conditions la famille, les amis avec lesquels nous avons décidé de poursuite ce destin…vers le prochain voyage.

 

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