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logo CARNET de ROUTE - 9ème Voyage - Décembre 2010 - Mars 2011

 

Jusqu'à présent je vous donne des nouvelles une fois rendu sur place ;
Si j'anticipe, c'est pour vous montrer avant mon départ prévu le 9 décembre quelques photos du chargement des 326 colis et du matériel récupéré depuis mon retour en France.
Les 76m3 du conteneur furent rempli dans ses moindres recoins par l'équipe à présent bien rodée à ce type de travail. Pas moins de 7 heures d'effort collectif pour arriver à nos fins et cela dans une ambiance toujours égale. Merci à tous.

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Vendredi 24 déc 2010

Je ne m’attends pas à ce que tout se déroule sans problème et heureusement que je suis à présent averti ; les difficultés sont plus faciles à traverser…
Le bateau appareille 4 jours plus tôt que prévu, le port ne nous informe pas… évidemment !
Or les dispositions de Doubaï-port ont changé ; nous disposons à présent de dix jours et non de quatorze comme précédemment pour sortir le conteneur.
La course contre la montre commence pour éviter les pénalités journalières du port. (100 €/Jour). Malheureusement, nous n’y échappons pas totalement à cause de la  fermeture de leur bureau, le vendredi veille de Noël. Nous prévoyons de ce fait sa sortie pour mardi.
De plus, avant d’arriver à sa destination finale, nous devons une fois encore nous plier aux exigences douanières. Contre toute attente, la douane nous  demande de passer le conteneur au scanner… c’est à coup sûr l’amende (trop d’objets non déclarés) et beaucoup de journées d’attente car la file des conteneurs qui doit passer au scanner est impressionnanteHeureusement que Boubacar, le transitaire employé à présent pour régler les formalités d’usage, nous sort des griffes sans trop de dommage financier. Le pire est donc évité…
Le mardi matin, le conteneur prend enfin la route de Mbour à 6 heures. Passage obligé et arrêt par la volante à Rufisque (une bonne heure), arrivé à Mbour à 12 h, freiné par le convoi présidentiel. Le Président Wade est venu inaugurer un musée à Sally. Une flotte de 4X4, vitres tintées, sirène de la police motorisée, rien ne manque pour attirer l’attention de la population locale, plus soucieuse à trouver pitance qu’à ovationner un président de moins en moins  populaire à présent. Trop de coupures de courant, trop de chômage, trop de « manques » dans cette Afrique oubliée par ses dirigeants  pour que le pays se développe vraiment.
Il reste à franchir les 800 m de piste qui mènent au « dispensaire Jo » pour le déchargement.
Les amis, le personnel embauché, tous sont là prêts à donner le coup de main au déchargement ; un plan est dressé  pour le rangement des 326 colis et de tout le matériel hétéroclite mais prépcieux.
Il fait très très chaud et nouvelle surprise pas ordinaire : le chauffeur refuse de conduire le 35 tonnes sur le sable de peur de se planter ; trois heures de discussion et toujours la même obstination… son patron mis au courant de notre situation parvient après une autre heure de palabre à le convaincre enfin.  Mais  je suis de plus en plus inquiet car connaissant la susceptibilité de ces personnes, je me dis qu’il est capable de s’ensabler pour prouver qu’il avait raison…et c’est en fait ce qui arrive  à 100 mètres du but…
N’ayant pas réussi après deux autres heures passées à sortir le camion de son lit de sable, je prends la décision de reconduire les opérations de déchargement au lendemain. La nuit pointe et l’obscurité sera totale d’ici une petite heure ; je  refuse donc d’ouvrir le conteneur et de faire le transport à la main  des 76 m3 de matériel pour franchir les 100 derniers mètres dans aussi  peu de temps.  Le risque de ne pas tout maîtriser et d’assister à un grand désordre est trop important ; je remercie toutes les personnes qui patiemment  avaient  attendu toute la journée pour rien et je donne rendez-vous  à demain.
La nuit comme souvent dans ce cas là,  me permet de formuler la conduite à tenir pour trouver la bonne solution.
Au petit matin avec Abdou, je réveille le chauffeur qui avait passé la nuit abrité dans une couverture, entre les roues du semi-remorque. Il ne parle pas un mot de français mais Abdou me sert d’interprète afin d’imposer mes intentions pour nous sortir de ce pétrin.
Je récupère des tôles, la manœuvre est payante puisque moins d’une heure après, le conteneur est  positionné près du dispensaire. Plus facile à décharger qu’à charger, il est entièrement vidé de son contenu après deux heures d’effort.
Vers 14 heures, nous partageons le bol de riz tous ensemble, heureux d’avoir atteint le but que nous nous étions fixé. Huit mois auparavant nous commencions sa collecte …à Avignon. A présent, dernière étape à franchir : la distribution. Pour se faire, je dispose de nombreuses semaines puisque je ne retournerai pas en France avant mi-mars.

J’attends à présent l’ambulance ; un contretemps et les conditions climatiques ont retardé une énième fois son acheminement. Elle doit arriver à Dakar aux environs du 13 janvier. Je croise les doigts car depuis 10 mois nous espérons  son débarquement.

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Jeudi 20 JANVIER 2011,

J’attends non sans une certaine émotion le moment où je vais apercevoir l’ambulance ; dix mois sont déjà passés depuis son acquisition à Avignon ;  Boubacar, notre transitaire a fini les nombreuses démarches douanières pour sortir le véhicule du port de Dakar.

Trois jours ont été nécessaires, ce qui évidemment a été suffisant pour sanctionner son parcage d’une taxe supplémentaire non négligeable.  

Nous avons rendez-vous devant l’embarcadère de l’ile de Gorée pour 15 h.30 ; nous sommes à la veille du Magal, fête religieuse des Mourits qui se célèbre chaque année dans la ville de Touba où réside le Grand Marabout du Sénégal. Il faut sortir de Dakar avant 17 h. car il devient alors impossible de circuler. La fête de Touba n’arrange pas notre déplacement. Des milliers de voitures, de cars collectifs accompagnés dans l’embouteillage par des centaines de marchands ambulants, partent dans la même direction. Bondés de gens et chargés sur la galerie d’un monticule de bagages hétéroclites,  ils se faufilent à pas de fourmi dans la seule route qui rejoint Pikine, Rufisque et Mbour.

Avec seulement quelques minutes de retard nous voyons apparaître Boubacar qui nous conduit aussitôt à l’ambulance. J’aperçois enfin son capot ; le voyage n’a pas arrangé la carrosserie…quelques éraflures mais rien de bien méchant…Je m’empresse de l’ouvrir mais à ma grande surprise je constate que la porte latérale est forcée. Je suis bien obligé de me rendre à l’évidence, la guitare que j’avais récupérée la veille de mon départ et planquée sous le brancard a disparue. Je rentre dans une colère noire… je laisse échapper un chapelet de gros mots…pour me soulager. Rarement j’ai ressenti une telle déception…Comment expliquer à présent au jeune handicapé à qui je l’avais promise que je ne pouvais pas une fois encore la lui offrir…

C’est ainsi, nous avançons projets après projets contrariés certes mais satisfaits cependant des résultats jusqu’à présent obtenus. A présent je vais m’attacher à améliorer le dispensaire pour deux raisons essentielles : la première et la plus urgente est de mettre tout en œuvre pour construire sur le toit terrasse existant, une chambre afin de loger la matrone qui assurera la permanence de nuit. Ici plus qu’ailleurs les enfants naissent en majorité la nuit et nous devons assurer les accouchements de toutes les femmes qui sont suivies au dispensaire durant leur grossesse. La deuxième est de garantir la sécurité des biens et c’est pourquoi nous devons  aussi construire une chambre de gardien.

Ces travaux engendrent des frais d’un montant de 3000000 frs soit 4500 € environ. Dès mon retour en mars, nous allons nous consacrer à la réalisation de ce projet et trouver un groupe pour palier aux manques de courant de plus en plus fréquents... Plus de douze heures par jour... raisons invoquées officiellement : pannes mécaniques des centrales et carburant déficient...

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